Le cassoulet est juste comme celui de ma grand-mère, et ça c'est pas rien à dire. Sylvie nous a accueillis comme si on avait toujours dîné chez elle.
Salut toi. Nous c'est Sylvie & Pierre. On a repris le bistrot de la mémé en 1987 et on n'a pas changé grand chose. Le cassoulet, c'est sa recette. Les tables, c'est les siennes. Le ton, c'est le nôtre.
Et toi, t'es le bienvenu.
Sylvie a grandi dans la cuisine de sa mémé. Tablier noué, cuillère en bois à la main, à éplucher des oignons en pleurant — et à voler des morceaux de saucisse cachés derrière son dos.
Pierre, lui, il est rentré dans la famille par le bistrot voisin où il était serveur. Il a fini par épouser Sylvie en 1985 — et par hériter du tablier.
En 1987, la mémé a tiré sa révérence en leur laissant deux choses : son cassoulet et son carnet de recettes où elle notait tout — les dosages, les durées, et même ses coups de gueule contre les fournisseurs qui livraient des haricots pas frais.
Trente-huit ans plus tard, le carnet a jauni, mais on suit toujours ses pages. Et toi, t'es au bon endroit.
Bonjour toi, qui passes ici. Si t'as faim, t'es au bon endroit. Si t'as pas faim, mon cassoulet va te donner faim. Et si t'as pas de temps, ben tu reviendras une autre fois — mais reviens. Parce qu'un bistrot c'est comme une vieille amie : ça se mérite pas, ça se fréquente.
Mes petits-enfants Sylvie et Pierre te recevront comme je le faisais : avec du vin, du pain et l'envie de discuter. Tu poses ton manteau, tu t'assois, tu commandes. Tu choisis le cassoulet si tu connais pas. Tu choisis ce que tu veux si tu connais déjà.
Et surtout : tu prends ton temps. C'est ça, le secret d'un bon repas.
22 €. Trois jours de préparation, sept étapes, zéro raccourci. C'est la recette du carnet, page 12, écrite à l'encre violette en mars 1962.
On fait tremper les haricots tarbais la veille. On confit les cuisses de canard dans leur graisse, deux heures, à feu doux. On fait revenir la saucisse de Toulouse — celle de chez Garcia, place du Capitole — à part dans une poêle à fonte.
Le matin du service, on assemble dans la cassole en terre cuite et on enfourne trois heures à 150°C. On casse la croûte sept fois. Ni six, ni huit.
On a goûté plein de cassoulets, à Castelnaudary, à Carcassonne, dans les bonnes adresses du Sud-Ouest. Aucun ne nous a fait reconsidérer celui de la mémé. C'est peut-être pas le meilleur de France. Mais c'est le nôtre. Et il fait toujours de l'effet.
Les mots qu'on aime, écrits par celles et ceux qui sont passés. Des cartes postales gardées sur le frigo.
Le cassoulet est juste comme celui de ma grand-mère, et ça c'est pas rien à dire. Sylvie nous a accueillis comme si on avait toujours dîné chez elle.
On est passé par hasard. On reviendra par choix. Pierre nous a expliqué d'où venait chaque produit, c'était comme un cours de cuisine au comptoir.
Bistrot tradition comme on en fait plus. La crème brûlée à la lavande est une dinguerie. Et ils m'ont gardé le pot en grès du riz au lait pour ramener à ma mère.
XX rue du Taur · 31000 Toulouse
Métro Capitole — 3 min à pied · Parking Esquirol à 5 min
Mardi → Samedi · 12h-14h · 19h-22h
Dimanche midi · 12h-14h30
Fermé le lundi (mémé se repose)
32 couverts en salle, 14 en terrasse l'été
CB · espèces · chèques · pas de tickets resto
Petits chiens bienvenus en terrasse